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ROUTES DU FLAMENCO A TRAVERS L’ANDALOUSIE source : Andalucía.org, site officiel du tourisme en Andalousie
CIRCUIT N° 4 : CIRCUIT DE LA MESURE À TROIS-QUATRE “LES CHANTS FLAMENCO DE BASE” (Suite) Lebrija, avant-dernier arrêt L´escale de Dos Hermanas oblige à mentionner un autre chanteur primitif: Diego el Lebrijano, un artiste né en 1847 que a brillé grâce aux chants par seguiriyas, tonás, cañas et soleares. Plus tard, arriva de Jerez une autre figure mythique, Juan Moreno Jiménez "Juaniquín de Dos Hermanas", père d´une soleá à identité propre qui est encore gardée jalousement par les interprètes de la région. Fernando Pinini, grand-père de la Fernanda et de la Bernarda est également de la même époque. Mais le flamenco actuel à Dos Hermanas passe par les familles des Peña et des Bacán. Il est vrai que des artistes tels que le Lagaña, José Vargas, Antonia Pozo -quelles grandioses bulerías léga-t-elle à la postérité- la Rumbilla, La Perrengue, La Morena y el Chozas - est née à Dos Hermanas mais s´est forgée comme chanteuse à Jerez- grossissent la liste des maîtres de la terre de Elio Antonio. Mais actuellement, le capitaine du bateau est Juan Peña El Lebrijano, même si d´autres sont également connus, tels que son frère Pedro, le tristement défunt Pedro Bacán à la guitare, la danseuse Concha Vargas, Miguel el Funi, Curro Malena, Manuel de Paula ou le très jeune José Valencia. Tous fréquentent avec beaucoup d´assiduité la peña Pepe Montaraz et los cortijos des alentours, ainsi que la peña Fernando el Herrero de bois de gaïac. Mais le grand événement de l´année à Dos Hermanas est la célèbre Caracolá, un festival dans lequel, après la programmation officielle arrivent les cercles improvisés. Jerez, le coeur du circuit Le train poursuit son ronronnement en dans le sillage des voies. La fin du trajet est déjà très proche, le prochain arrêt. Cádiz nous ouvre ses portes pour nous découvrir les raisons de son ingérence flamenca. Ses recoins les plus cachés nous attendent. Les quartiers de Santiago et de San Miguel s´élèvent sur les deux principaux sanctuaires du chant de la ville afin de nous léguer deux noms fondamentaux: Manuel Torre et Antonion Chacón. Avec une courte promenade dans la zone (les deux quartiers se touchent), nous comprendrons le pourquoi très vite: les patios d´immeubles provoquent la fête au moindre prétexte pour exciter les mythiques chants par bulerías. Prenons l´exemple de Noël, une époque où les rues centrales de Jerez se remplissent de ce qu´on appelle les zambombas (petits tambours), un genre de célébration festive autour de laquelle on chante et on danse. Mais, pour aborder la visite avec une plus grande rigueur, le mieux sera de partir du Centre Andalou de Flamenco, situé dans le Palais de Pemartín. Il est possible d´y consulter des milliers de documents sonores, écrits et audiovisuels de l´art jondo et de connaître toutes les activités qui sont organisées à chaque saison par les différentes peñas de Jerez (Los Cernícalos, Antonio Chacón, Tío José de Paula...). Il est évident qu´en plus de ces visites, il faut également passer par les tavernes typiques, telles que el Arco de Santiago ou le Lagar de Tío Parrilla, pour avoir clairement conscience de l´apport dans le domaine des seguiriyas des mythiques Paco la Luz, el Marruro, Manuel Molina, el Sernita, Juan Mojama ou Terremoto, pour ne citer que quelques exemples. Comme contemporains, prolifèrent également les chanteurs des anciennes forges de la ville, parmi lesquels il faut citer Agujetas el Viejo et Tío José de Paula. Et il faut également parler de deux moments inégalables: le rendez-vous annuel du Festival de Jerez au Théâtre Villamarta et la Fête de la bulería, qui a lieu l´été dans les arènes entre les cornets de petits poissons frits et les chuflas (chants festifs) du terroir.
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