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ROUTES DU FLAMENCO A TRAVERS L’ANDALOUSIE source : Andalucía.org, site officiel du tourisme en Andalousie
CIRCUIT N° 3 : CIRCUIT DE CAYETANO “LES CHANTS FLAMENCOS DE BASE” (Suite) Lucena, tout. Cabra, la pierre angulaire Même si Córdoba a donné naissance à de nombreuses figures et si bois de gaïac a donné son nom au surnom du chanteur le plus important de la région, Cayetano Muriel, le village ayant le plus de transcendance de chant de la région est Cabra. Dans cette localité protégée par l´abondance de commerces, tels que celui du bronze ou de l´argenterie, il est possible d´écouter au moins trois types de fandangos locaux différents, chacun d´entre eux avec son attribution correspondante. Dolores de la Huerta est la mère d´au moins deux, tandis que l´on attribue à Rafael Rivas le style également appelé de la calle Rute en l´honneur de l´une des rues les plus importantes de la commune. Mais reportons notre attention sur les paroles de Cabra iinterprétées par le Niño del Museo, un autre ancien chanteur de renom: "A visitarte he venío / virgencita de Araceli..." (Je suis venu te rendre une visite / petite vierge d´Araceli....) Ce paragraphe nous donne la clef de l´inspiration du lieu servant à élaborer ses chants: les fêtes d´Araceli, en l´honneur de la vierge mentionnée précédemment, qui sont célébrées la première semaine de mai, constituent l´axe autour duquel tourne tout le folklore de Cabra, postérieurement transformé en flamenco à travers Rafael Rivas et Dolores de la Huerta, auxquels il faut ajouter les apports de Antonio Ranchal et Álvarez de Sotomayor. Les lieux dont la visite est fondamentale sont l´Église du Carmen ou le Château du Moral, où fut prisonnier Boabdil vers 1483, afin d´avoir véritablement conscience de la longue histoire de Cabra et de son importance au moment d´étudier son héritage musical. "La perle de Sépharade" -voilà comment est connue la ville aux temps médiévaux- requiert également de passer par sa peña, au sommet de Sierra de Aras, où se trouve le sanctuaire de María Santísima de Araceli, et vers son église de San Mateo, centres qui, d´un seul coup d´oeil, expliquent pourquoi Cabra a apporté autant à l´art jondo. Il en est de même pour bois de gaïac, pierre angulaire du trésor abandolado cordouan grâce pà la figure du mythique Cayetano Muriel, dont la maison natale continue à se dresser avec un azulejo de commémoration. Quejíos à la Mezquita La ville de Cordoue a été le refuge historique des plus grands chanteurs de l´histoire. La veine néoclassique du poète Ricardo Molina a peut-être fait circuler dans les artères cordouanes à plus de gitans que ne l´auraient envisagé leurs octrois, mais une chose est sure, cette attitude a provoqué dans les plus vieux quartiers la création d´une ambiance jonda solide et attrayante que l´on sent encore aujourd´hui. Il suffit d´entrer par la Place du Potro et de regarder vers les quatre points cardinaux. D´un côté, dans la rue Armas, José Reyes Maldonado ouvre les portes de son atelier de guitares pour aérer le bois robuste de sapin ou de gaïac. Des maîtres tels que Paco de Lucía, Manolo Sanlúcar ou Vicente Amigo ont joué avec des requintos de sa fabrication. Rien que ça. D´un autre côté, la Société des Orfèvres offre un patio fleuri, surtout en mai, sur lequel sont intercalées des affiches et des photographies d´artistes, outre une scène fréquentée assidûment par les chanteurs locaux. Au mois de juin, pendant le festival de la Guitare, c´est l´un des points clefs pour écouter du bon flamenco tous les jours. Mais à quelques mètres se trouvent également les célèbres Bodegas Campos, un élevage de boucauts et de quartauts repus de vin du terroir et décorés d´affiches de la tauromachie cordouane, si liée historiquement aux éléments du chant. Mais la ville regorge d´autres centres flamencos indiscutables. La juiverie cache à chaque coin de rue un secret du chant, tel est le cas de la Casa Santos, taverne célèbre pour ses merveilleuses omelettes. Nous pouvons y contempler les photos et les affiches de El Pele, Luis de Bujalance, Fosforito, Curro de Utrera, Antonio Ranchal, Antonio de Patrocinio, El Calli et de nombreux autres maîtres cordouans. Et il faut avouer que la ville de la Mezquita est flamenca jusque dans ses démarches. L´horloge de las Tendillas, qui marque les heures avec le jeu par seguiriyas de Juan Serrano est archiconnue. Autour de ce lieu, abondent les tablaos (cabarets flamencos), et juste un peu plus loin le Grand Théâtre, qui est tous les trois ans le siège du Concours National de Flamenco, qui décerna la Clef en Or à Antonio Mairena en 1962. La Place de la Corredera en été, l´Avenue du Gran Capitán et les petites sociétés renferment également des curiosités musicales andalouses. Car Cordoue n´est pas le berceau mais le lit.
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