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ROUTES DU FLAMENCO A TRAVERS L’ANDALOUSIE source : Andalucía.org, site officiel du tourisme en Andalousie
CIRCUIT N° 1 : CIRCUIT DE LA BAJAÑÍ (suite) Sanlúcar de Barrameda et la Tauromagia (Félix el Potajón) Les vieilles fabriques de pain de Morón de la Frontera, corps de métier au sein duquel se forma toute l´école de guitare de l´embouchure du Guadalquivir, qui sont l´endroit où termine ce chemin du chant à travers les essences du jeu jondo, ont suivi le même sort que les étals. Isidro Sanlúcar, père du maître Manolo, du grand producteur et joueur de guitare Isidro et de José Miguel Évora, fut la source dont ont jailli les eaux de l´école de Sanlúcar. Et il convient donc de commencer à marcher depuis sa vieille boulangerie du quartier Alto pour connaître les secrets de son art. Héritier des écoles de Ricardo, Montoya, Melchor de Marchena et Sabicas, Manolo Sanlúcar est, actuellement l´un des sommets du triangle magique du jeu aux c´tés de l´illustre Paco de Lucía et Víctor Monge Serranito. Voilà pourquoi sa ville lui rend hommage avec un monument qui fait ressortir sa transcendance artistique, car il ne faut pas oublier que d´autres piliers du flamenco sont également originaires de Sanlúcar, tels que Tío José el Granaíno, Las Mirris, Félix el Potajón ou la Sayago, pour citer quelques exemples. Il également important de visiter le Conservatoire, car Manolo Sanlúcar a mis en lui ses cinq sens pour tenter d´introduire la guitare flamenca en tant que discipline d´étude et ses influences y sont très palpables. Et le circuit doit se terminer où ce genre est le plus apprécié, au sein des peñas. La Puerto Lucero de Sanlúcar est un bon objectif pour cette course car il s´agit d´un autre pseudo musée du jeu des Muñoz Alcón. C´est un exemple, simple mais effectif qui nous prouve que ce qui est bon reste. Sanlúcar est un havre de paix et de bon goût qu´il faut visiter et savourer en prenant son temps aux alentours du Parc Naturel de Doñana, en dégustant des fruits de mer à Bajo de Guía..., tout comme il est important pour les amateurs de guitare de participer aux cours de flamenco de Manolo Sanlúcar et Gerardo Núñez pendant l´été.Et d´Algésiras à Sanlúcar, est tracée une ligne maîtresse qu´il faut suivre car si l´on souhaite connaître les vérités de la bajañí et de ses liens les plus directs au cours de ces cinquante dernières années. La sonanta donne le coup de semonce. L´art obéit à ses directives. Voilà le mode de fonctionnement de cette histoire, comme n´importe quelle autre. Morón de la Frontera Même si le village du coq et de la chaux ne se trouve pas sur le plan géographique sur la ligne côtière que structure ce circuit, son importance dans l´histoire de la guitare est si fondamentale qu´il est impensable de ne pas faire un saut dans la campagne sévillane. Une brève promenade sur les lieux démontrera pourquoi Morón est une enclave du jeu de guitare par excellence. Son histoire centrée assise autour d´un château de création romaine nous situe face à un village ayant de fortes racines andalouses, ce qui explique l´intérêt dont a toujours fait l´objet le flamenco sur ces terres mésopotamiennes situées entre le Guadaíra et le Guadalete. Selon les dires de l´anthropologue Fernando González-Caballos, dans "Guitares de chaux", un étude sur le jeu de Morón se basant sur la rigueur et le caractère scientifique, pour étudier l´école de guitare de Morón, il faut remonter jusqu´à Paco el de Lucena. Il est à l´origine de la conception de ce que l´on appelle le jeu "a cuerda pelá" (corde à vide), dans lequel prédominent les picados a pulgar (rapides séries de coup de pouce) et l´harmonie modale classique du système musical andalou. Ses différents élèves reprirent cette formule de jeu de guitare et l´amenèrent entre les mains du Niño de Morón qui, à son tour, la transmit à Pepe Naranjo, maître de Diego del Gastor. Le grand standard de la sonanta à Morón est né dans la village de Arriate de la province de Málaga, mais il s´est très vite établi dans le village de la chaux. Là-bas, il entra en contact avec les américains de la base militaire en perfectionnant son jeu avec les apports saxons, surtout de la part du spécialiste Donn E. Pohren, qui avait une propriété aux alentours de la ville où il organisait continuellement des fêtes. La Fernanda et la Bernarda de Utrera fréquentèrent de façon assidue l´ambiance de Morón, la Peña Los Llorones fut fondée, Joselero de Morón -qui était en réalité originaire de la Puebla mais qui s´était marié avec une soer de Diego del Gastor- s´éleva comme grand chanteur local, et la fièvre du flamenco à l´ombre du coq devint définitivement effective. L´école de Diego prit de l´ampleur avec ses neveux Dieguito de Morón, Paco et Juan del Gastor. D´autres adeptes apparurent, tels que El Leri. Et même ces derniers temps, une révolution a pris forme avec le jeu de Daniel Méndez, un ancien élève de l´école Gastor, qui décida de poursuivre ses études et qui est devenu l´un des guitaristes les plus modernes du moment, ce que beaucoup ont du mal à accepter dans le village même si le niveau de ce jeune est infiniment supérieur à celui à celui du reste des joueurs de guitare de la région. Il faut néanmoins également citer la louable tâche de Paco del Gastor, qui possède une académie dans la Maison de la Culture, dans laquelle sont offertes des auditions en public pour la recherche de nouvelles valeurs du jeu Gastor. Il faut également citer les apports de la danseuse Juana Amaya et du chanteur el Andorrano, figures piliers du Gazpacho, un festival qui a lieu chaque été. On peut admirer tout cela et bien davantage dans la taverne Los Alemanes, où est conservée une multitude de photos de Diego dans ses moments algides, car c´était dans ce local qu´avaient lieu le plus fréquemment les fêtes. Avec un morceau de poulet frit à la main, il est possible de voyager vers le passé, un temps au cours duquel les grosses cloches sonnaient par alzapúas (coups de pouce). Quel délire!
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