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Histoire du flamenco
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Málaga Cette province est celle où abondent le plus grand nombre de styles abandolaos. À partir de Juan Breva, mythique, il est possible de citer à Malaga un grand nombre de bons chanteurs mais il faut avant tout distinguer les trois groupes stylistiques dominants: la verdial -chansons folkloriques propres à la Axarquía- le fandango abandolao et la malagueña. Pour ce dernier, il est inévitable de citer la Trini, El Pena, El Canario, El Perote, El Maestro Ojana, Baldomero Pacheco et el Cojo de Málaga, même s'il est également incontournable de mentionner d'autres artistes non originaires de Malaga tels que la Peñaranda -Carthagène-, El Personita -Jaén- ou, surtout, el Mellizo -Cadix- et Antonio Chacón -Xérès-. Concernant les abandolaos, il faut également différentier les fandangos de la sierra -bandolás, rondeña chica et rondeña grande- et ceux de la côte -jabegote ou chant du marengo-, outre un autre abandolao originaire de la capitale: la jabera. En ce qui concerne les chants festifs, Malaga est également le berceau des tangos du Piyayo et de certains styles de la Repompa. On attribue également à cette province la création du polo et de la caña, car Tobalo, le chanteur qui leur a donné naissance, était originaire de Ronda. Sevilla Dans cette province, l'attribution des chants est répartie en quatre grands noyaux: Triana, Utrera, Alcalá et Lebrija. Des faubourgs de Séville, naissent la toná, la solea et leurs variantes, le tango et plusieurs styles de seguiriya. À partir de cette ville, où Frasco el Colorao, el Ollero, los Cagancho, la Andonda, Tío Noriega, el Matrona, Tomás et Pastora Pavón, el Culata, El Arenero, Márquez el Zapatero, el Sordillo, Manuel Oliver ou Paco Taranto forgèrent leur art, le chant part vers d'autres villages, de telle sorte qu'un style caractéristique de soleá surgit de Alcalá à l'initiative de los Gordos. Il faut également mentionner le cas de Utrera, où s'établit Mercé la Serneta, originaire de Jerez, afin de créer une mélodie légitime et originale par solea à laquelle s'unit ensuite Rosario la del Colorao ou los Perrate, ainsi que les Niñas de Utrera, Fernanda et Bernarda. Cette ville a depuis toujours maintenu un contact direct avec Lebrija grâce au chemin de fer, c'est la raison pour laquelle la saga des Pinini, commencée par Popá Benito, est divisée entre ces deux localités. Les figures de Diego le Lebrijano ou de Juaniquín sont également historiques, ce dernier étant un génie d'un style de solea, tel que celles de Antonia Pozo, la Rumbilla -d'où sont originaires les Valencia-, la Malena et la Perrate, mère de Juan Peña el Lebrijano. La guitare S'il est une caractéristique qui se détache dans la guitare flamenca, c'est le compás, c'est-à-dire le tempo propre à chaque style. Sans le compás, le guitariste n'interpréterait que de la musique, pas du flamenco. Evolution du flamenco Ce ne sera qu'à travers l'expression musicale du vécu de chaque artiste de flamenco, que cet art parviendra à évoluer, dans une société où il est toujours impliqué. Qui mieux que les artistes eux-mêmes peut décider de l'avenir du flamenco. C'est la preuve que le flamenco est un art vivant. Il suivra toujours l'Homme, quelle que soit son époque. Le flamenco : une philosophie de vie Au-delà de la musique, du chant et de la danse, le flamenco est aussi une attitude de vie, une philosophie. Etre flamenco, c'est avoir le respect de certaines valeurs humaines et spirituelles.
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